Guide de peinture par M. Wittman

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M. Wittman, qui sévit habituel dans le forum Flames of War francophone, ou il a propose de très bons conseils de peinture, m’a laissé agréger ces différents messages en un article unique. Donc vous trouverez ses principaux conseils pour mettre en place son espace de travail et les principales techniques de peinture moderne de figurine.

Et pour commencer voici une petite règle d’or:
Plus la figurine est grande plus les défauts vous sautent au visage et inversement.

 

Commençons par le début :

Tout d’abord le plus important, le matériel, c’est la base
- un couteau de modéliste à lame interchangable
- une brosse à dent
- des cure dent ou des allumettes
- de la Patafix
- de la Superglue
- un ensemble de pinceau n 4 , 2 ,0 ,00 , 000, 0000, 00000 pour les 2 premier cela n’a pas d’importance pour les 0 toujours du poils court et de préférence de la martre
- une épingle
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Pour pouvoir manipuler facilement la figurine, celle-ci est fixée sur un support de travail soit avec de la Patafix soit avec un point de super glue.
On peut la fixer sur :
-un étau de modéliste, un bloc de métal avec 2 bras et une pince à chaque extrémité.
-un bouchon de champagne ou type porto (grosse base plastique avec un plot de liège)
-un tube style aspirine
- un morceau de bois (barre à rideau ou manche à balais) de 15 cm environ
ou tout autre support offrant une base large (pour la stabilité) et une bonne prise en main , se terminant par une surface plus petite comme un flacon de sirop par exemple.
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Une figurine ça se prépare :

1) ébarber les coulées de cheminées (dans un moule sont creusées des cheminées d’expulsions du gaz, c’est ce qui crée les tiges très fines)
un coup léger de cutter, un coup trop profond abime la pièce , on peut créer sur de 25 ou du 70 mm des cicatrices mais sur du 15 mm, faut pas.

2) un coup de lime sur le socle pour assurer la stabilité de la pièce, un brossage préalable avec une brosse à dent dure élimine les petits défauts sans passer par le cutter.

3) La production des figurines de la marque Battlefront est réalisée à partir de moules en deux parties, qui génère une “ligne de coulée”, un trait qui sépare la figurine (généralement en 2) dans le sens de la hauteur.

On retrouve donc ce trait sur le casque et les bras, un léger coup de cutter par un mouvement de “râpe” (du plat de la lame) élimine en parti le trait, un coup de cutter du tranchant risque lui de provoquer une coupe trop nette et en résulte un “plat” sur le casque.

Un coup de polissage à la brosse à dent dure (c’est comme pour les crayons de bois (dur, souple…) devrait finir de faire disparaitre cette vilaine ligne.

4) avant le traitement à la peinture une option (recommandée) un petit passage au dégraissant 2 possibilités :
-eau chaude + savon liquide - brosser à la brosse à dent (méthode saine et propre)
ou
- traitement chimique acétone ou équivalent (nocif !!!!! à éviter)

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Une des étapes préliminaires, c’est aussi la collecte des infos, un uniforme c’est un ensemble de codes vestimentaires et de code de couleurs; certains parfois étant limités à une zone de combat ou une période spécifique.

C’est le gros soucis de Flames of War et des jeux historiques, l’uniformologie et le respect historique sont des éléments concrets et incontournables du jeu.

Ces données sont assez simples à trouver et à compiler, parfois un minimum de données apportent le maximum d’information, soit sur le net, soit en bibliothèque soit en librairie plus ou moins spécialisée.

De plus les infos se partagent volontiers donc parfois un simple message donne de grands résultats.

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Donc vous voila prêt :
- figurines préparées, montées et collées
- votre plan de travail propre et clair
- votre matériel affuté et adapté
- votre documentation analysée et classée
- vos pots de peinture sélectionnés
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la sous couche :

La plus basique étant le bombage ou sous couchage à la bombe, deux écoles majeures s’affrontent le blanc et le noir.
Chacune donnant un résultat relativement différent, si il fallait trancher je dirai noir l’intérêt étant de couvrir intégralement la pièce ne laissant aucune surface clair, donc vous peignez même partiellement la pièce le noir semblera naturel alors que le blanc lui provoquera un effet “tranché” trop significatif.

Il existe aussi des bombes de kaki (pour les us) ou sable (pour le front africain).

Le défaut majeur des bombes c’est qu’il crée un film (surtout avec l’acrylique) qui bouche certain relief d’un pièce.
Donc cette pour cette raison que la sous couche sur du 15 mm il vaut mieux l’appliquer au pinceau. La bombe c’est certainement plus rapide mais bien moins régulier que le pinceau. Il n’en reste pas moins que c’est tout à fait valable sur du char 15mm , ou des échelles plus grandes 25 ou 70 mm

Pour la sous couche au pinceau 2 possibilités
- une sous couche blanche (jamais de noir au pinceau)
- une sous couche au couleur de l’uniforme (sauf le visage et les mains)

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Le choix de la peinture

On peut distinguer 3 grands types de peinture :

- à l’eau Acrylique (ce coup ci je l’ai dans l’ordre) Tamya ou Prince August
- à Solvant Humbrol
- à l’huile Winsor et Newton

Chacune possédant des caractéristiques particulières, vitesse de séchage, coût, capacité de couverture, miscibilité (”mélangabilité”, capacité à se mélanger), disponibilité…

La peinture acrylique a un temps de séchage extrêmement rapide (quelques secondes à quelques minutes), une bonne faculté à être mélanger, un coût très raisonnable, une couverture allant de bonne à moyenne (en fonction des marques) et une très bonne distribution, mais manque parfois de références hormis chez Prince August avec un très beau nuancier*. Il existe un additif qui permet de ralentir le temps de séchage et ainsi de “tirer” la peinture.

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La peinture à solvant nécessite, l’ajout d’un solvant, essence de térébenthine ou essence à briquet (ou autre solvant), le temps de séchage est plus long (quelques minutes à plusieurs dizaine de minutes), le cout est abordable ( quasiment identique à l’acrylique), la distribution en magasin de jouet est relativement bonne, le nuancier couvre toute les référence officielles des codes WWII (bleu RAF, bleu Luttwaffe….), la couverture est bonne, la capacité à se mélanger peut être limiter (mat, satin, brillant).

La peinture à l’huile, nécessite aussi de l’essence de térébenthine pour la diluer, un temps de séchage de plusieurs heures voir plusieurs jours, une couverture exceptionnelle, un coût assez élevé (voir très élevé dans la gamme cadmium), une distribution beaucoup plus aléatoire, demande aussi une bonne technicité et une bonne connaissance du nuancier.

Le choix de la peinture peut se définir par trois critères basiques, l’accessibilité (faire 100 km pour un tube de peinture c’est pas toujours raisonnable), le cout (40 euro le tube c’est chaud) et la gamme de choix.

Personnellement en acrylique je recommande Prince August (beaucoup de choix en référence), humbroll (pour les même raisons) et Winsor (parcequ’il n’y a pas d’autres choix).

Un second niveau de choix intervient, la technique, assez simple en acrilyque et assez hard en huile.

A savoir que les “spécialistes” utilisent des techniques mixtes, en fonction de l’effet recherché, les drapés et toges sont réalisés à l’huile sur une base acrylique, les métaux à base de particule aggloméré à un solvant …

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L’huile a un effet lumineux (surtout avec des couleurs jaune ou rouge de cadmium, très rares en camo) mais d’un effet fabuleux sur du fantastique
une armée peinte à l’huile va absorbée la lumière et éclairée le champ de bataille , toutefois ce n’est pas une technique très adapté au 15 mm.

Il existe une technique “space”, abordée fin des années 80 c’est l’utilisation d’encre technique très difficiles car les encres “fusent” c’est une superbe technique pour les paras US, un lavis encre sur une base blanche avec une encre verte (pas vert pomme)

Nuancier* : ce mot à 2 usages, c’est une feuille couvrant la quasi intégralité des références d’une marque, c’est aussi une roue en carton qui donne l’évolution d’une couleur par mélange.

Les techniques sont très nombreuses :

la plus simple est la plus connue, c’est le brossage à sec ou dry brush à l’origine, technique simple et rapide une fois le principe bien assimilé.

Le base étant de commencer par la couleur la plus sombre de la palette
(la palette c’est pas là ou on met la peinture, c’est la palette de couleur… )

Bon j’explique

Quelque soit la technique utilisée, on part du principe qu’une couleur (chair par exemple) se développe en trois niveau :
- 1 le premier niveau c’est le plat, la surface plane sur laquelle la couleur révèle sa réalité donc le chair sera chair basique (sortie du pot d’origine)

- 2 le seconde niveau est le creux, la couleur s’assombrit dans un pli de pantalon ou à la racine des cheveux, en fait la lumière parvenant moins sur la couleur d’origine la rend plus foncée à l’œil.
Le principe est donc de foncer artificiellement la couleur d’origine.
ATTENTION
pour foncer une couleur on n’ajoute pas obligatoirement du noir, du noir dans de la chair donne une teinte de gris, un teint de zombi. Pour la chair on fonce avec une teinte brune ou marron.

- 3 le troisième niveau est la bosse qui capte plus la lumière, comme l’arrête du nez ou le front ou la pointe du col… donc on éclaircit la couleur de base.
De la même façon que l’on ne fonce pas toujours au noir, on éclaircit pas toujours au blanc, les verts s’éclaircissent au jaune par exemple.

Donc pour donner un exemple concret la lumière se répercute différemment sur une vague, la vague est verte, le creux de la vague est plus foncée une pointe d’émeraude, et le haut de la vague plus claire avec une pointe légère de jaune.

Donc concrètement pour le brossage à sec :

La première étape après la sous couche, c’est de renforcer le contraste donc de procéder à un “encrage”.

Soit on utilise une encre prévue à cette effet, soit on utilise un jus à base de noir dilué, très dilué pour la plupart des couleurs, dans le cas de la chair ou de camo ocre / sable on préférera un brun ou un marron (le marron se distingue par une proportion de rouge plus importante).

une fois l’encrage sec attention la présence d’eau rend l’attente bien plus longue, l’idéal c’est de produire des séries de plusieurs figurines 3 squads au coup (12 fig en gros).

Puis on procède au brossage, le brossage s’effectue toujours en partant de la couleur la plus sombre (le niveau 2 le creux, l’encre accentue l’effet de creux) puis le niveau 1 et enfin le niveau 3 (la bosse).

Le pinceau est trempé dans la peinture (cette technique ne s’applique qu’avec de l’acrylique !!!!!) puis épongé sur un linge ou un buvard (le but est de sécher la peinture) et d’obtenir un pinceau quasiment sec, puis de faire un mouvement de frottement sur la surface de la figurine tout en respectant les zones à peindre.

En reproduisant l’opération plusieurs fois on obtient une fixation de la couleur, puis on continue en changeant de niveau de couleur (du plus foncé au plus clair), après avoir à chaque fois nettoyer totalement la pinceau.

Le gros avantage de cette technique c’est l’aspect mécanique de la méthode qui permet une production en série très importante. Le gros soucis, c’est que la figurine doit avoir une préparation sans faille surtout au niveau de la ligne de coulée au risque de voir apparaitre systématiquement le trait (toujours le point le plus haut). L’autre défaut c’est que le brossage n’est pas recommandé pour les uniformes à camouflage complexe, genre Waffen ou para allemand.

ATTENTION : pour la technique du brossage, l’encrage se fait toujours avant le brossage, dans les autres techniques c’est toujours après.

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Technique 2 peinture à solvant

Impossible de procéder à un brossage avec ce genre de peinture le temps de séchage est trop long.

La technique est plus simple mais plus longue et éprouvante, il faut des bons nerfs.

L’usage du pinceau à poil court (la longueur du poil réduit ou accentue l’effet de “flèche” du pinceau, il se plie ou s’arque) de type 0 ,00 ,000, 0000, 0000 est obligatoire.
La technique est de couvrir avec son mélange la zone à peintre, le plus difficile est en fait d’obtenir la bonne texture de peinture (couvrir sans surcharger), on peint donc avec la couleur la couleur de base puis la foncé sur les zones en creux ou soumises au report de l’ombre et enfin la couleur “de bosse”.

la dernière étape sera l’encrage avec de l’encre ou de l’acrylique, impossible de faire un jus avec une peinture à solvant ( le solvant dissout les autres couleurs)

par exemple pour un visage
sur une base de chair classique saumon clair, on peint le tour du visage avec un chair classique relevée de cuir ou marron ou directement avec un cuir léger, sur les creux de nez, la base des cheveux, le creux des oreilles, le dessous des lèvres, sous le menton, le cou autour du col.
Normalement si votre sous couche est chair pas besoin de la couleur “première” sinon c’est la première étape.
La dernière étape c’est la couleur la plus claire, soit la chair classique avec une pointe de blanc (pour une chair plus bronzée un jaune est plus recommandé) à passer sur le front, les pommettes, le menton, les ailles du nez, les sourcils (avant d’y mettre la couleur de cheveux) puis un jus très léger avec un marron qui viendra remplir et accentuer la couleur foncée.

L’utilisation de l’huile est très particulières et peu recommandée pour le 15 mm

Trucs :

Les yeux, certains s’imaginent que le 15 mm ne permet pas de preindre les yeux , grossière erreur (on peut même avec 6 mm) la pointe d’une épingle trempée dans une peinture blanche plantée dans l’orbite forme un cercle très fin une bonne maitrise permet même de forcer et de former un iris artificiel, la peinture blanche une fois prise reste autour de la pointe alors que la pointe dégage un trou plus sombre.(ni pour les cardiaques, les dépressifs et les surexcités..))

La vue :
n’hésitez jamais à prendre de l’aide, une loupe classique ou loupe d’horloger (espèce d’œilleton des diamantaires) vous rendra les meilleurs services.

Le mixage :
les techniques sont complémentaires, rarement remplaçable, le jus c’est acrylique, le camo c’est pas du brossage à sec.. mais un visage au pinceau sur un uniforme au brossage à sec ; c’est pas un soucis.


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