Débuter à Check Your 6!
Check Your 6! présente un double avantage : Tout d’abord, sous une apparente complexité, elle reste rapidement abordable pour tous ceux qui ont une culture de jeux/wargame. Une ou deux parties suffisent pour se débrouiller correctement. Par ailleurs, cette simulation est riche en détails et réalisme. Quasiment tous les types de scénarios peuvent se gérer. Dogfight, bombardements, attaque au sol ou à la torpille, grosses formations de bombardiers etc…
Le gros avantage est de tirer parti de la différence d’altitude des appareils, ce qui apporte une profondeur appréciable tout en permettant des manoeuvres réalistes et historiques.
Le jeu se joue en tour par tour durant lesquels se décompose (en simplifiant) une phase de programmation, puis mouvements (à tour de rôle en fonction de la qualité des pilotes) puis les tirs en simultanés. L’accent est mis sur les différences techniques des appareils (avec des caractéristiques nombreuses et historiques : armement, vitesse, maniabilité, taux de montée/descente, robustesse) et sur le niveau des pilotes (4 niveaux sont disponible, du bleu jusqu’à l’as). Par exemple, un pilote vétéran tire mieux, évite plus facilement les rafales et anticipe les mouvements adverses qu’un bleu.
Toutes les actions se testent avec des jets de dés dont la difficulté varie en fonction de nombreux paramètres (redresser un appareil, pénurie de munition ou éviter une collision par exemple). La puissance de feu des appareils est représentée par différent types de dés en fonction des calibres des armes (du D4 au D20). C’est vraiment stressant de se prendre une salve de 4D10 alors qu’on accueille beaucoup plus sereinement la rafale d’1D4. Néanmoins, l’auteur a prévu de nombreux coups du sort qui viennent pimenter la lutte et apporter une dimension épique aux dogfight. Ce jeu est vraiment super complet et de nombreuses règles optionnelles sont à disposition pour plus de réalisme (nuages, repérage des appareils, vol en rase-mottes, etc…).
Bon on est chaud : Qu’est-ce qu’il faut pour jouer ?
1. Des avions : Pour ça, pas de problème. Le choix est vaste. Pour une surface de jeu raisonnable, on préconisera du 1/285 ou 1/300 ou alors, pour ceux qui n’aiment pas peindre les détails, le 1/600 peut aussi faire l’affaire. Les marques principales sont Raiden Miniature, Scotia Grendel et Navwar. Il existe également d’autre fabricants, mais plus orientés sur les figurines détaillées et donc beaucoup plus chères (Ce qui peut faire un budget conséquent pour des parties ambitieuses en nombre d’appareils. D’autre part, les figurines en jeu sont beaucoup manipulées et parfois malmenées !). Le nombre d’avions nécessaire varie grandement en fonction de l’ambition des joueurs. Il est possible de faire des petits combats avec 4 à 8 appareils en jeu. Par contre, certains scénarios nécessitent un nombre impressionnant d’appareils. (parfois 16 B-17 et une vingtaine de chasseurs sont requis.)
2. Peindre ses avions : et oui, si on veut que ça ait de la gueule, il faut les peindre. Pour ça, chacun sa technique. Une fois sous-couché, pinceau ou aérographe, les deux techniques donnent d’excellents résultats. L’aérographe se prête mieux aux gros appareils ou aux avions peints en masse et le rendu peut devenir vite très satisfaisant. (Une petite rubrique sur la préparation et la peinture des figurines suivra prochainement).
3. Poser des décalcos : D’abord c’est plus beau esthétiquement et ça permet de mieux visualiser et identifier les appareils. Ce qui n’est parfois pas du luxe dans les combats imbriqués. De nombreux fabricants de décalcos proposent leur produits. On citera Dom’s decals comme marque attractive et complète. Les puristes trouveront le détail qui tue, les codes historiques des escadrilles, etc… , les autres de belles cocardes qui habillent les appareils.
4. Socler les appareils : Pour ça, des socles acryliques hexagonaux sont tout indiqués. Les tiges et les aimants sont a ajouter (un aimant côté tige et un posé sous l’avion). Attention à vérifier la polarité et à conserver le même sens pour tous les aimants. (Litko aerosystems et Supermagnete sont des choix attractifs) Il existe la possibilité de fabriquer des tiges de hauteurs différentes pour réellement visualiser les différences d’altitude. Ca demande un peu de travail et pas mal de patience, mais le résultat sur la table de jeu est vraiment agréable. La taille des socles dépend évidemment de l’échelle des appareils. En général, un hexagone de 1.5 Inches (3.81 cm) de largeur est parfait pour les chasseurs et 2.5 Inches (6.35 cm) pour les bombardiers.
5. Une carte hexagonale : Pour un jeu avec hexagones, une carte hexagonale semble une bonne idée. Il existes des maps imprimées de très bonne facture, par exemple Hotz Mats. Il est possible de fabriquer ses propres maps, mais c’est assez long et pénible. La taille des hexagones peut varier de 1.5 Inches à 3 Inches. La taille officielle pour CY6! est de 1.5 Inches. Ce qui permet une surface de jeu de 90 cm par 1.20 m et donc de 30 Hex par 45 Hex. Par contre, jouer des gros avions sur de petits hexagones est parfois ardu (les avions se chevauchent ou se frottent). Par ailleurs, de nombreux scénarios se déroulent sur une petite zone de la carte, par conséquent, des hexagones plus grands (2 Inches, voir 3 Inches) apportent un confort et une lisibilité de jeu supérieure. Astuce : dans les scénarios ou des formations de bombardiers interviennent, il est agréable de jouer avec de grands hexagones. Pour éviter de devoir déplacer à chaque tour les bombardiers, il est possible de reculer au début de chaque tour tous les chasseurs d’un nombre d’hexagone équivalent à la vitesse de la formation de bombardiers. (possible car les bombardiers jouent quasiment toujours en premier dans CY6!). Ainsi, l’action reste centrée et la surface de jeu s’en trouve réduite.
6. Trouver des dés : Dans CY6!, les actions se résolvent avec un jet de dés. Il faut prévoir au minimum des D4, D6, D10, D20 (dans l’absolu, un de chaque est suffisant, mais pour le confort de jeu on préconisera au moins 4D4, 8D6, 4D10 et 1D20.
7. Des scénarios : Le livre de base et ses différentes extensions (5 à ce jour) proposent une bonne centaine de scénarios (dont des campagnes). Il y a par ailleurs pas mal de scénarios (de bonne qualité) réalisés par des particuliers et accessibles sur Internet. Donc quelle que soit votre « période » de prédilection, il est possible de trouver de quoi jouer.
8. Play & Enjoy the fight
Merci pour ce billet de présentation, ça fait envie!!