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La peinture à solvant nécessite, l’ajout d’un solvant, essence de térébenthine ou essence à briquet (ou autre solvant), le temps de séchage est plus long (quelques minutes à plusieurs dizaine de minutes), le cout est abordable ( quasiment identique à l’acrylique), la distribution en magasin de jouet est relativement bonne, le nuancier couvre toute les référence officielles des codes WWII (bleu RAF, bleu Luttwaffe….), la couverture est bonne, la capacité à se mélanger peut être limiter (mat, satin, brillant).
La peinture à l’huile, nécessite aussi de l’essence de térébenthine pour la diluer, un temps de séchage de plusieurs heures voir plusieurs jours, une couverture exceptionnelle, un coût assez élevé (voir très élevé dans la gamme cadmium), une distribution beaucoup plus aléatoire, demande aussi une bonne technicité et une bonne connaissance du nuancier.
Le choix de la peinture peut se définir par trois critères basiques, l’accessibilité (faire 100 km pour un tube de peinture c’est pas toujours raisonnable), le cout (40 euro le tube c’est chaud) et la gamme de choix.
Personnellement en acrylique je recommande Prince August (beaucoup de choix en référence), humbroll (pour les même raisons) et Winsor (parcequ’il n’y a pas d’autres choix).
Un second niveau de choix intervient, la technique, assez simple en acrilyque et assez hard en huile.
A savoir que les “spécialistes” utilisent des techniques mixtes, en fonction de l’effet recherché, les drapés et toges sont réalisés à l’huile sur une base acrylique, les métaux à base de particule aggloméré à un solvant …
L’huile a un effet lumineux (surtout avec des couleurs jaune ou rouge de cadmium, très rares en camo) mais d’un effet fabuleux sur du fantastique
une armée peinte à l’huile va absorbée la lumière et éclairée le champ de bataille , toutefois ce n’est pas une technique très adapté au 15 mm.
Il existe une technique “space”, abordée fin des années 80 c’est l’utilisation d’encre technique très difficiles car les encres “fusent” c’est une superbe technique pour les paras US, un lavis encre sur une base blanche avec une encre verte (pas vert pomme)
Nuancier* : ce mot à 2 usages, c’est une feuille couvrant la quasi intégralité des références d’une marque, c’est aussi une roue en carton qui donne l’évolution d’une couleur par mélange.
Les techniques sont très nombreuses :
la plus simple est la plus connue, c’est le brossage à sec ou dry brush à l’origine, technique simple et rapide une fois le principe bien assimilé.
Le base étant de commencer par la couleur la plus sombre de la palette
(la palette c’est pas là ou on met la peinture, c’est la palette de couleur… )
Bon j’explique
Quelque soit la technique utilisée, on part du principe qu’une couleur (chair par exemple) se développe en trois niveau :
- 1 le premier niveau c’est le plat, la surface plane sur laquelle la couleur révèle sa réalité donc le chair sera chair basique (sortie du pot d’origine)
- 2 le seconde niveau est le creux, la couleur s’assombrit dans un pli de pantalon ou à la racine des cheveux, en fait la lumière parvenant moins sur la couleur d’origine la rend plus foncée à l’Å“il.
Le principe est donc de foncer artificiellement la couleur d’origine.
ATTENTION
pour foncer une couleur on n’ajoute pas obligatoirement du noir, du noir dans de la chair donne une teinte de gris, un teint de zombi. Pour la chair on fonce avec une teinte brune ou marron.
- 3 le troisième niveau est la bosse qui capte plus la lumière, comme l’arrête du nez ou le front ou la pointe du col… donc on éclaircit la couleur de base.
De la même façon que l’on ne fonce pas toujours au noir, on éclaircit pas toujours au blanc, les verts s’éclaircissent au jaune par exemple.
Donc pour donner un exemple concret la lumière se répercute différemment sur une vague, la vague est verte, le creux de la vague est plus foncée une pointe d’émeraude, et le haut de la vague plus claire avec une pointe légère de jaune.
Donc concrètement pour le brossage à sec :
La première étape après la sous couche, c’est de renforcer le contraste donc de procéder à un “encrage”.
Soit on utilise une encre prévue à cette effet, soit on utilise un jus à base de noir dilué, très dilué pour la plupart des couleurs, dans le cas de la chair ou de camo ocre / sable on préférera un brun ou un marron (le marron se distingue par une proportion de rouge plus importante).
une fois l’encrage sec attention la présence d’eau rend l’attente bien plus longue, l’idéal c’est de produire des séries de plusieurs figurines 3 squads au coup (12 fig en gros).
Puis on procède au brossage, le brossage s’effectue toujours en partant de la couleur la plus sombre (le niveau 2 le creux, l’encre accentue l’effet de creux) puis le niveau 1 et enfin le niveau 3 (la bosse).
Le pinceau est trempé dans la peinture (cette technique ne s’applique qu’avec de l’acrylique !!!!!) puis épongé sur un linge ou un buvard (le but est de sécher la peinture) et d’obtenir un pinceau quasiment sec, puis de faire un mouvement de frottement sur la surface de la figurine tout en respectant les zones à peindre.
En reproduisant l’opération plusieurs fois on obtient une fixation de la couleur, puis on continue en changeant de niveau de couleur (du plus foncé au plus clair), après avoir à chaque fois nettoyer totalement la pinceau.
Le gros avantage de cette technique c’est l’aspect mécanique de la méthode qui permet une production en série très importante. Le gros soucis, c’est que la figurine doit avoir une préparation sans faille surtout au niveau de la ligne de coulée au risque de voir apparaitre systématiquement le trait (toujours le point le plus haut). L’autre défaut c’est que le brossage n’est pas recommandé pour les uniformes à camouflage complexe, genre Waffen ou para allemand.
ATTENTION : pour la technique du brossage, l’encrage se fait toujours avant le brossage, dans les autres techniques c’est toujours après.
Technique 2 peinture à solvant
Impossible de procéder à un brossage avec ce genre de peinture le temps de séchage est trop long.
La technique est plus simple mais plus longue et éprouvante, il faut des bons nerfs.
L’usage du pinceau à poil court (la longueur du poil réduit ou accentue l’effet de “flèche” du pinceau, il se plie ou s’arque) de type 0 ,00 ,000, 0000, 0000 est obligatoire.
La technique est de couvrir avec son mélange la zone à peintre, le plus difficile est en fait d’obtenir la bonne texture de peinture (couvrir sans surcharger), on peint donc avec la couleur la couleur de base puis la foncé sur les zones en creux ou soumises au report de l’ombre et enfin la couleur “de bosse”.
la dernière étape sera l’encrage avec de l’encre ou de l’acrylique, impossible de faire un jus avec une peinture à solvant ( le solvant dissout les autres couleurs)
par exemple pour un visage
sur une base de chair classique saumon clair, on peint le tour du visage avec un chair classique relevée de cuir ou marron ou directement avec un cuir léger, sur les creux de nez, la base des cheveux, le creux des oreilles, le dessous des lèvres, sous le menton, le cou autour du col.
Normalement si votre sous couche est chair pas besoin de la couleur “première” sinon c’est la première étape.
La dernière étape c’est la couleur la plus claire, soit la chair classique avec une pointe de blanc (pour une chair plus bronzée un jaune est plus recommandé) à passer sur le front, les pommettes, le menton, les ailles du nez, les sourcils (avant d’y mettre la couleur de cheveux) puis un jus très léger avec un marron qui viendra remplir et accentuer la couleur foncée.
L’utilisation de l’huile est très particulières et peu recommandée pour le 15 mm
Trucs :
Les yeux, certains s’imaginent que le 15 mm ne permet pas de preindre les yeux , grossière erreur (on peut même avec 6 mm) la pointe d’une épingle trempée dans une peinture blanche plantée dans l’orbite forme un cercle très fin une bonne maitrise permet même de forcer et de former un iris artificiel, la peinture blanche une fois prise reste autour de la pointe alors que la pointe dégage un trou plus sombre.(ni pour les cardiaques, les dépressifs et les surexcités..))
La vue :
n’hésitez jamais à prendre de l’aide, une loupe classique ou loupe d’horloger (espèce d’Å“illeton des diamantaires) vous rendra les meilleurs services.
Le mixage :
les techniques sont complémentaires, rarement remplaçable, le jus c’est acrylique, le camo c’est pas du brossage à sec.. mais un visage au pinceau sur un uniforme au brossage à sec ; c’est pas un soucis.
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