[Tutoriel] pour la réalisation des avions au 1/300ème
Voici un tutoriel pour expliquer la réalisation étape par étape des avions au 1/300 ou 1/285ème. Dans notre cas, je vais m’attaquer à des avions français (Cocorico !), les Bloch MB 152.
Etape préliminaire : Les outils.
Chacun peut opter pour différents outils, mais je recommande : des limes fines, un cutter (ou couteau de maquettiste), une pince-brucelle, une mini-perceuse (à main ou électrique, mais à mon goût, le “Dremel” tourne trop vite pour du métal mou), des pinceaux (un épais et un fin (2/0)), de la peinture acrylique et un tube de cyanolite. Selon les avions, il est utile de prévoir du fil de fer fin pour réaliser les mitrailleuses absentes des modèles, de la pâte Milliput pour combler les imperfections et éventuellement un ciseau pour les décalcos.
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Première étape : |
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Seconde étape : La préparation et l’ébavurage des figurines. J’utilise principalement la lime et le cutter pour cette opération. Le but est d’obtenir une surface lisse. Pas mal de figurines présentent du “flash”, amas de métal lié au moulage. Il est aisé à enlever. Moins drôle, parfois certains bout d’ailes ou queues sont absents (une habitude chez les Scotia Grendel). Il faut alors combler les vides avec du Milliput ou green stuff ou autre. Il m’arrive souvent d’utiliser des chutes de plomb pour les coller et ensuite reprendre le tout à la lime. (Je ne suis pas très doué avec le milliput) |
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Troisième étape : la sous-couche. Afin d’obtenir une surface lisse et une bonne adhérence de la peinture, il est vital de sous-coucher les figurines (préalablement lavées (Alcool à brûler ou eau savonneuse). je privilégie la sous-couche au spray gris qui est plus lumineux que le noir (on voit mieux les détails) et qui rend la peinture plus couvrante que le blanc. De plus, de nombreux appareils sont de couleur grise et ça facilite donc le rendu final. |
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Quatrième étape : La pose des aimants. Si vous peignez des avions pour le jeu (CY6!, Wings of War ou autres), les avions doivent êtres posés sur des socles et le plus simple est de coller un aimant sous chaque appareil. Pour ce faire, je perce un trou au forêt (0,8 mm) et ensuite j’utilise un alésoir qui permet de creuser un cylindre à fond plat. (il est néanmoins possible de coller l’aimant directement sur le fond de l’avion sans perçage). Grâce à cette technique, l’aimant à demi noyé est très solide et discret. Attention à respecter la même polarité pour tous les avions et les tiges de socle. |
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Cinquième étape : La peinture de base. Une fois un profil de couleur choisi (Internet est une mine de références historiques). Si j’ai plusieurs avions identiques, j’essaie de les peindre quatre par quatre afin d’optimiser les mélanges de peinture et de gagner du temps. Pour la peinture, chacun son truc. Moi, j’aime bien passer deux couches fines sur le dessous de l’appareil. Ensuite, j’effectue les camouflages (en général deux couches également, trois si la couleur est peu couvrante (blanc, crème, etc..) sur les dessus de l’appareil. Je trouve pertinent de passer assez vite le cockpit en bleu clair pour donner une idée de l’équilibre des couleurs sur la figurine. |
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Sixième étape : Les finitions. Voici une étape importante et un peu plus technique. Je passe les lignes de structure au pinceau fin avec de la peinture (teinte de base assombrie) assez diluée. ce surlignage donne un beau relief aux figurines. A cette étape, je réalise également les motifs particuliers des appareils (Ici, par exemple la queue est lignée en bleu-blanc-rouge au pinceau fin). pour le cockpit (il vaut mieux le soigner, car il attire le regard comme le visage d’une figurine), je peins les montant d’après la couleur dominante, je les surligne volontiers, je passe le contour des vitres en bleu ciel très pâle, et remet une couche de bleu plus foncé au centre. (Ca permet de donner une luminosité aux vitres). Ensuite, je retouche les montants si nécessaire. je ne sais pas si c’est optiquement réaliste, mais moi j’aime bien le rendu. Un conseil, les avions sont en général petits et en jeu ils sont vus de loin, donc ce n’est pas la peine de travailler à la loupe binoculaire ni de s’acharner sur un mini détail. |
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Septième étape : La pose des décalcos. Etape très importante. Un sujet existe déjà sur ce forum, je réécrit ma technique, mais chacun peut faire comme bon lui semble. - découper les décalcos au plus près (j’utilise un bon ciseau plutôt qu’un cutter) - les faire tremper dans de l’eau, pas forcément tiède mais pas trop froide (perso, je ne mets pas de savon) - Une fois que le décalco s’est décollé, je le récupère avec la pointe d’un cure-dents. (Avec la capillarité, c’est parfois un peu pénible, une pince brucelle peut aider) - je dispose le décalcos bien humide à l’aide du cure-dents. La forme cylindrique du cure-dents permet de le “dérouler” si nécessaire - Je pompe le surplus de liquide avec un morceau de papier ménage - J’utilise doucement la pointe du cure-dents pour disposer le décalco à ma guise, quitte à réhumidifier si nécessaire. |
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- Une fois en place, je laisse sécher 20 secondes et sur les surfaces plates ou dégagées, j’appuie un bout de papier ménage sec pour “fixer” le décalco, mais attention de ne pas le déplacer, il faut agir perpendiculairement. (pour les petites surfaces, j’attends simplement qu’il sèche tout seul) - Après séchage, suivant la couleur de ta pièce, il est utile d’utiliser un “decal softner” qui fait “fondre” les bords visibles des décalcos P.S. même 15 minutes après avoir posé un décalco, il est possible de le déplacer à condition de réhumidifier un max. Les décalcos habillent les appareils. De plus il est très utile de prévoir un code individuel pour chaque appareil afin de les distinguer rapidement en jeu. |
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Huitième étape : Après avoir bien laissé sécher les décalcos, je passe une couche de vernis mat pour qu’ils ne s’abîment pas trop en jeu. (De plus, les figurines mat sont toujours plus belles…) Après, il suffit d’admirer ses avions et de les imaginer prendre part à de furieux Dog-fight. |
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Voilà , c’est tout pour cette fois. J’espère avoir été exhaustif. Si des questions ou points d’ombre subsistent, n’hésitez pas à laisser un message. Ludiquement vôtre. |
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Excellent tutoriel
Bravo Tristelune
très intéressant
merci
AH super, tout plein d’infos intéressantes, notamment pour l’aimant collé directement à l’intérieur du fuselage de l’avion.
Je reste toujours impressionné par tes cockpits et le fait de surligner les contours en noir, ça rend super bien mais réclame une dextérité que je n’ai malheureusement pas. Merci en tout cas
ps: j’apprécie ton “bureau” et le joyeux bordel qu’il y règne
très sympa ce tuto, surtout pour un novice comme moi qui n’a pas encore reçu ses premières commandes!! ça m’aide à patienter et à me préparer (par exemple la perceuse à main, avec le foré spécial, que je n’ai pas encore
).
merci
Petit conseil avec la perceuse à main. Si le dessous de l’avion est plat, pas trop de soucis. Par contre, pour des avions avec dessous arrondi (F4U Corsair par exemple), une perceuse éclectique aura tendance à ne pas tenir en place, et risque de tailler un beau sillon sous la carlingue
Comme le signale tristelune, une perceuse de type Dremel tourne beaucoup trop vite, même à la vitesse la plus lente. Depuis que je suis passé à une perceuse à l’huile de coude, je ne peux plus revenir en arrière
… et l’horrible sillon sous la carlingue n’est rien comparé au même dans la main… ou pire!!!! Je conseille aussi fortement l’huile de coude pour cette opération.
Pour les décalcos en revanche je trouve l’utilisation d’un pinceau (propre, il va de soi) très agréable et facile pour toutes les opérations qui les concernent (prendre/déposer/ajuster).
d’habitude j’utilise une perceuse sans fil, une vraie perceuse, pas une spéciale modélisme ^^ Je n’ai jamais eu de problèmes avec mais c’est certain que c’est comme enfoncer un clou avec un bulldozer…
par contre, autre chose: je suis étonné que tu colles l’aimant très tôt, avant la peinture. J’ai souvent été confronté au problème de décoloration de la peinture du au champ magnétique de l’aimant. Ca vous l’a déjà fait aussi? Du coup maintenant j’essaie de mettre l’aimant en dernier.
Salut à tous!
Merci pour les commentaires.
Pour Maître Caribou, oui parfois avec certaines peintures, la couleur blanchit un peu autour de l’aimant. Une mini couche de plus arrange facileement ce problème.
Fixer l’aimant plus tard, ça n’est pas toujuors évident de le faire proprement, surtout sur des appareils avec des prises d’air ou des structures ventrales.
Mais bon, chacun son style.
Bonne continuation