T-34
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IntroductionLe T-34 est un char moyen entré en service en 1940 et produit de 1940 à 1958 au sein de l’armée rouge. Il constitue à l’époque un remarquable équilibre entre les trois facteurs majeurs qui définissent la qualité d’un blindé, à savoir : la puissance de feu, la protection et la mobilité. Cette réussite en fait l’un des atouts de l’Union soviétique face à l’invasion de la Wehrmacht. Celle-ci devra d’ailleurs, pour le contrer, revoir sa politique de conception de blindés en mettant au point, par exemple, le Panzer-V ‘Panther’, qui empruntait une partie de ses caractéristiques techniques au T-34. Le total des unités produites est estimé à 84 070 exemplaires, ce qui en fait le second char le plus produit de tous les temps, juste derrière ses successeurs, les T-54 et T-55. Descendant des chars rapides BT conçus par l’équipe de I. Kochkine à Kharkov, le T-34 introduisait de nombreuses innovations technologiques, comme l’utilisation d’un moteur diesel en alliage d’aluminium, des chenilles larges, et des plaques de blindage inclinées sur tout le pourtour. Il n’était pas exempt de défauts, au demeurant, avec par exemple sa tourelle biplace et son manque de matériel de transmission, qui rendait son emploi tactique assez primaire, et provoquait de nombreuses pertes, mais aussi une fiabilité mécanique discutable. Mais comme son équivalent américain le Sherman M4, il montra une capacité d’évolution certaine, de nombreuses amélioration furent apportée aux travers de différentes version. Et Il avait surtout une facilité de construction qui le rendait disponible en très grand nombre, ce qui lui assura une longévité exceptionnelle, 27 pays l’utilisant encore en 1996. Son influence sur le développement des chars de combat fut aussi certaine, car il est souvent considéré comme un des chars ayant servi à définir le concept de char de bataille principal. GenèseL’usine n°183 de Kharkov reçut l’ordre, le 13 octobre 1937, de construire un successeur au BT-7. I. Kochkine organise alors un sous-département d’étude, dit KB24 comprenant vingt-et-un ingénieurs, issus des KB35 (supervisant la production du T-35) et KB190 (poursuivant les travaux sur le BT-7). Il en résulta le A-20 avec ses blindages inclinés novateurs mais conservant la possibilité de rouler sur chenilles ou sur roues, conformément au souhait de Staline. Cependant la réunion du 4 mai 1938, présidée par le ministre de la défense Viatcheslav Molotov, réveille une forte opposition au train de roulement à double emploi (chenilles et roues), surtout de la part des observateurs envoyés suivre la Guerre d’Espagne. Il est donc décidé de produire un dérivé à chenilles uniquement, le A-32, doté d’une cinquième roue de route pour mieux répartir la masse du char, blindé à 30 mm et armé d’un canon de 76,2 mm. Les essais en 1939 ne permirent pas de départager les deux formules et finalement ce ne fut qu’en septembre 1939 que le A-32, malgré l’opposition de Joseph Staline, fut préféré. Il pouvait en effet supporter un accroissement de masse rendu nécessaire par l’augmentation du blindage à 45 mm d’épaisseur. La version surblindée prit le nom de A-34. Les trois bureaux d’études KB24, KB35 et KB190 fusionnent ensuite sous le nom de département 520, à l’occasion de l’arrêt de la production du T-35. Deux prototypes sont préparés pour janvier 1940 et testés lors d’un aller-retour jusqu’à Moscou effectué malgré de nombreux problèmes, notamment de freins et d’embrayage. Le 31 mars, le ministre de la défense donne son accord pour la production de 150 exemplaires pour 1940, sous le nom de T-34. Description techniqueL’arrangement général du véhicule est classique, avec le moteur à l’arrière. Tous les côtés de la caisse sont fortement inclinés par rapport à la verticale. Cette caisse est fabriquée avec des plaques d’acier homogènes soudées entre elles. Le dessous du char est constitué de deux plaques (une à l’avant et l’autre à l’arrière), dont la soudure est renforcée par une pièce en T, rivetée ou soudée par dessous. La plaque avant est épaisse de 20 à 22 mm et possède une trappe pour l’évacuation d’urgence. La plaque arrière est plus fine (de 16 à 20 mm) et est équipée de trois trappes de visite pour le moteur. Le nez est constitué de trois plaques soudées. Sur le glacis sont aussi montés deux crochets de remorquage en bas et un phare de chaque côté. Les flancs, quant à eux, sont en deux parties. La partie basse est verticale et est équipée de cinq logements de chaque côté contenant chacun le ressort d’amortisseur d’une roue. La partie haute des flancs est inclinée et surplombe les chenilles. La plaque arrière comporte une trappe, encadrée par les deux pots d’échappement protégés par des appliques de blindage ; elle est boulonnée pour faciliter son démontage. Sur le dessus du compartiment moteur, deux capots couvrent respectivement le moteur et la transmission. La caisse est divisée en quatre compartiments distincts. De l’avant vers l’arrière, on a : 1. Le poste de pilotage, situé juste derrière la plaque de blindage inclinée du glacis, avec le pilote à gauche et l’opérateur radio à droite. Le pilote dispose d’une trappe rectangulaire d’assez grande dimension, surmontée de trois périscopes. Devant son siège, deux cadrans : un tachymètre et un compte-tours. Il dispose de trois pédales (embrayage principal, frein et accélérateur) et de quatre leviers (deux commandant les embrayages latéraux, un frein de parking et un passage de vitesse). Il a également accès aux bouteilles du système de démarrage d’urgence du moteur à air comprimé, au tableau électrique du véhicule et au système d’interphonie TPU. L’opérateur radio dispose, lui, d’une petite meurtrière en protubérance où est montée sur rotule une mitrailleuse de type DT. À droite de son siège se trouve la radio. Prototypes et modifications tardivesL’achat, suivi d’essais comparatifs, de deux PzIII allemands révéla que, malgré sa plus grande puissance de feu et son blindage plus épais, le T-34 souffrait de nombreuses infériorités (suspension inférieure et bruyante ; tourelle exiguë, biplace et mal équipée, interphone limité au conducteur et au chef de char), si bien que le maréchal G.I. Kulik, ordonna l’arrêt de la production pour remédier aux défauts. Ces positions, soutenues par Y.N. Fedorenko (chef du GABTU), G.I. Koulik (chef du GAU) et D.G. Pavlov (commandant du district militaire de l’ouest), s’expliquent aussi par la lenteur du démarrage de la production du char et ne pourront jamais satisfaire numériquement les besoins de l’Armée rouge qui doit recréer 29 corps mécanisés avec 210 chars moyens chacun. Cet ordre fut néanmoins tempéré par le maréchal K.E.Vorochilov, qui demanda plutôt de développer parallèlement une version améliorée. M.I. Kochkine étant mort le 26 septembre, d’une pneumonie contractée en mars, A.A. Morozov le remplace et dirige donc l’étude du A-41, avec train de roulement à barres de torsion, un nouveau diesel, le V-5 monté transversalement, un démultiplicateur pour la boîte, donnant 8 rapports au lieu des 4 initiaux, et une tourelle triplace armée par le canon plus long F-34. Le modèle A-43 légèrement rallongé est choisi comme futur char pour l’Armée rouge, sous le nom de T-34M, en janvier 1941, deux prototypes devant être produits pour mars. Mais les retards de production du V-5, suivis de l’évacuation de l’usine, provoquent l’enlisement, puis l’abandon du projet. Une partie des travaux réalisés sera néanmoins réutilisée pour le développement du char T-44. EngagementsAu moment de l’opération Barbarossa, un millier de ces chars sont disponibles. Bien que supérieur à tout ce que les Allemands pouvaient lui opposer, il souffrit principalement du manque d’entraînement de ses équipages et de la désorganisation de l’Armée rouge à cette époque. En effet, par suite des décisions contradictoires et irréalistes du ministère de la défense : * 21 novembre 1939, les quatre corps mécanisés existants furent dissous ; L’arme blindée soviétique, pourtant longtemps pionnière, était complètement incapable de mener une guerre générale. Les unités, de formation trop récente, manquaient de cohésion. Le matériel et les hommes, en nombre insuffisant, étaient dispersés. Pour corser le tout, par mesure d’économie, le personnel ne s’entraînait pas sur le matériel récent, mais sur des chars démodés comme le Char T-26 ou le BT-2 qui avaient peu de rapport avec leurs futures machines de temps de guerre. De plus, les corps mécanisés étaient déployés à des centaines de kilomètres de la frontière, ce qui, combiné aux défauts de jeunesse des nouveaux modèles, à l’absence de matériel de dépannage adapté (on utilisait surtout des tracteurs agricoles réquisitionnés) et l’omniprésence de la Luftwaffe provoqua de nombreuses pertes avant même que le combat s’engageât. Par exemple, le plus grand engagement de chars qui eut lieu pour contrer la percée du 1er Panzergruppe, avec ses 799 panzers, sur le front sud entre la 5e et la 6e armée, rassembla les 2156 chars des 8e, 9e, 15e et 19e corps mécanisés, dont plus de la moitié arrivèrent trop tard ou jamais. À la fin de l’année, malgré l’augmentation de la production, peu de T-34 combattaient. La bataille de Moscou fut surtout gagnée avec des chars légers, comme le T-60, seuls 45 T-34 y participèrent. Ce ne fut qu’en 1943 que le char devint majoritaire dans l’Armée rouge, époque à laquelle sa puissance de feu devenait insuffisante. Son nombre et son endurance maintenant acquise grâce aux perfectionnements mécaniques permirent de tenir jusqu’à l’arrivée de la variante avec 85 mm qui pouvait, elle, combattre efficacement les blindés allemands. Bien que moins bien protégée, elle était capable de les détruire à grande distance et permettait d’exploiter au mieux l’avantage numérique, ce qui provoqua les grandes avancées de l’Armée rouge, au cours de 1944, en Ukraine et en Biélorussie, puis en 1945 à travers la Pologne, jusqu’à Berlin. Par la suite, 670 T-34/85 constituèrent le bélier qui enfonça l’armée japonaise en Mandchourie, au mois d’août. Source wikipédia |
Fiche technique Pour le: T-34/76 modèle 1942 Type: Char moyen Année de service: 1941 – 1945 Longueur :6.7 m Largeur : 2.6 m Hauteur : 3 m Masse : 7.2 tonnes Vitesse maximale : 53 km/h Autonomie : 400 km Blindage:15-75mm Canon:F-34 de 76,2 mm |